À L'ORIGINE

Fondateurs

Jean-Charles Auvergnat

Jean-Charles Auvergnat naît à Toulouse le 1er Octobre 1944, de famille médicale, universitaire, il fait ses études au Lycée Pierre de Fermat, puis s’oriente vers la médecine.

Interne des Hôpitaux, puis chef de clinique, il devient Professeur des universités ( Faculté de Médecine Toulouse-Rangueil) en 1977.

Chef de service des Maladies Infectieuses Tropicales du C.H.U. de Toulouse, coordinateur médical du C.I.S.I.H. de Toulouse Midi-Pyrénées ( Centre d’Information et de Soins de l’Immunodéficience Humaine ), Directeur du groupe d’Etude et de Recherche en Epistémologie et Histoire des Sciences Médicales de l’université Toulouse 3, il est le créateur et responsable de l’Enseignement de l’Histoire de la Médecine dans les Facultés de Toulouse dès 1983.
Toute sa vie, parallèlement à sa carrière hospitalo-universitaire, il mènera des actions et activités en faveur de la culture.

Dans le cadre de l’Université

Sur le plan de l’Enseignement en 1983, le Professeur Auvergnat est à l’origine de l’introduction dans l’enseignement des étudiants en médecine d’un Certificat d’Histoire de la Médecine. Cet Enseignement, dont peu de Facultés de Médecine en France, disposent, est très suivi et très apprécié.

Il précède ainsi de 10 ans l’introduction officielle des Sciences Humaines dans le Cursus Médical.

Sur le plan de la Recherche

En créant dans le cadre des Laboratoires de Recherche de l’Université Toulouse III ( Paul Sabatier ) Le Groupe d’Etudes et de Recherches en Epistémologie et Histoire des Sciences Médicales, le Professeur Auvergnat initie et dirige de nombreux travaux de recherche et de thèses de médecine ayant trait à l’Histoire des Maladies et à leur dimension culturelle, à l’Histoire des Hôpitaux, à l’Histoire des Médecins.

Dans le cadre de ce laboratoire, il travaille en collaboration avec le Collège de France ainsi qu’avec le Département des Sciences Humaines de la Faculté de Médecine de Paris-Necker.
Plusieurs publications médicales ou à orientations historique et culturelle témoignent de cette activité ainsi que les prix universitaires décernés aux thèses dirigées et initiées par le Professeur J-C. Auvergnat.
Il donne de nombreuses conférences sur l’Histoire de la Médecine en France et à l’étranger.

Il multiplie d’autres activités en faveur de la culture dont, en 1983, la création du Musée d’Histoire de la Médecine de Toulouse.

Ce Musée, qui retrace l’Histoire de l’Enseignement Médical et des Hôpitaux de Toulouse est un des rares musées de ce type en France. Répertorié dans plusieurs guides, il fait partie de l’Association Européennes des Musées d’Histoire des Sciences Médicales.
Initialement installé pendant 1O ans, en l’Hôtel d’Assézat de Toulouse, ce musée est hébergé depuis 1996 par l’Hôtel-Dieu Saint Jacques de Toulouse.

Pendant de nombreuses années, le Professeur Auvergnat sera membre du Conseil d’Administration du F.R.A.C. Midi-Pyrénées (Fond Régional d’Art Contemporain), auquel il participera avec assiduité.
A ce titre, il va favoriser l’exposition de nombreuses Œuvres du F.R.A.C. en milieu hospitalier en particulier dans son service à l’Hôpital Purpan.

Dans le cadre de l’Association des Amis du Festival « Piano aux Jacobins », il contribue, en tant que Vice-Président, dans le cadre des activités musicales, à soutenir et valoriser ce festival actuellement mondialement connu.
Président du Conseil d’Administration de l’Hôtel d’Assézat et de Clémence Isaure, Palais des Académies abritant les Sociétés Savantes de Toulouse, le Professeur Auvergnat est attentif à l’entretien, la restauration et l’ouverture au public de ce bâtiment.

En 1986, en collaboration avec la Mairie de Toulouse, il œuvre pour permettre l’installation de la Fondation Bemberg dans ce Palais Renaissance.
Vice-Président des Amis de l’Hôtel-Dieu Saint Jacques depuis la création de cette Association, Jean-Charles Auvergnat contribue à la mise en valeur et à l’entretien du patrimoine historique et architectural des Hôpitaux de Toulouse. A ce titre, il effectue conférences, visites guidées, organisations de Congrès destinées soit à un public toulousain, soit à des personnalités scientifiques nationales ou internationales.
Dans le cadre des Monuments Historiques, il réalise sous le contrôle des Architectes des Bâtiments de France, la restauration totale du « Moulin du Vernet » ( I.S.M.H.) témoin de l’architecture rurale du 18 ème siècle en Haute-Garonne.

Esthète, travailleur infatigable et toujours enthousiaste dans les sens de la création et de la conservation il maintiendra, sans relâche, sa volonté de recueillir avant leur destruction ou leur disparition malencontreuse, les objets ou documents relatifs à l’Histoire Médicale de la Ville de Toulouse. Il saura s’entourer d’amis passionnés, comme lui, d’Histoire et de Culture.
Il poursuivra son rêve de collectionneur jusqu’à la fin de sa vie.

Historique

La société de Médecine, Chirurgie et Pharmacie de Toulouse

Dans la tourmente révolutionnaire, la suppression de l’Ancien Régime avait fait disparaître la Faculté de Médecine de Toulouse et L’École Royale de Chirurgie de cette ville. Après la tentative avortée de la création d’un Institut d’Enseignement (Institut Paganel) un groupe de 5 praticiens parmi lesquels Mathieu Delpech, plus tard, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, et pionnier de la Chirurgie Moderne, fonde en 1801 « La Société de Médecine, Chirurgie et Pharmacie« .

Cette initiative de véritables précurseurs, avait un triple but, qui est celui, repris depuis, dans les Centres Hospitaliers Universitaires, à savoir : l’Enseignement, les soins et la Recherche. Parmi les personnalités dirigeantes de cette société apparaîtra Alexis Larrey, Chirurgien de l’Hôtel Dieu et oncle du fameux Baron Dominique Larrey, dont il avait été « le Patron ». C’est essentiellement à partir de ses membres, que sera constitué le noyau dur des Professeurs de l’École de médecine. Les réunions mensuelles de la Société vont se dérouler régulièrement depuis cette date avec présentation d’exposés à visée pédagogique mais également avec présentation de communications scientifiques. Elle comprend 30 membres résidents, médecins, chirurgiens, pharmaciens, vétérinaires et un nombre illimité de membres correspondants. Les archives de la Société, véritable trésor historique de la médecine toulousaine permettent de noter parmi les membres correspondants des grands noms de l’Histoire de la Médecine tels Bouillaud, Magenty, Rousset, Trousseau et bien d’autres. La société s’avèrera bientôt être le tremplin des futures élites de la médecine toulousaine. C’est en effet à sa tribune que les jeunes médecins hospitaliers présenteront leurs premières publications scientifiques. Ce rôle vis-à-vis des futures élites, la Société l’a concrétisé par l’attribution de prix tels le Prix Gaussail, le Prix Naudin et plus récemment le Prix Jacques Laporte institué à la mémoire d’un Professeur de séméiologie médicale qui a marqué de nombreuses générations d’étudiants. Ces prix sont décernés lors d’une séance publique annuelle.

La Société de Médecine fait partie des 6 Académies et Sociétés savantes désignées par Théodore Ozenne dans son leg de l’Hôtel d’Assezat à la ville de Toulouse pour y installer et entretenir ces assemblées. Cette fin de XXème siècle a vu le rôle pédagogique de la société diminuer mais elle reste active. Des réflexions sont formulées en son sein pour l’évolution des connaissances médicales et des pratiques de l’art médical.

Philippe Pinel faisant ôter les chaînes des aliénés de Bicêtre, à la fin de 1792